L'agroécologie pour tous

Selon Miquel A. Altieri (1986*), l’agroécologie est une approche écosystémique du développement agricole qui s’inspire des techniques traditionnelles des paysans pour en tirer des connaissances scientifiques modernes. L’agroécologie souligne que les systèmes sociaux et écologiques sont inséparables. Ceci signifie notamment qu’agriculture et systèmes alimentaires sont intimement liés.

 

Olivier De Schutter rapporteur des Nations unies du droit à l’alimentation, précise que c’est un « ensemble de pratiques agricoles » qui « recherche des moyens d’améliorer les systèmes agricoles en imitant les processus naturels, créant ainsi des interactions et synergies biologiques bénéfiques entre  les composantes de l’agroécosystème. Elle permet d’obtenir les conditions les plus  favorables pour la croissance des végétaux, notamment en gérant la matière organique et en augmentant l’activité biotique du sol.

 

Ainsi l’agroécologie est souvent considérée comme une démarche de laquelle s’inspirent différentes méthodes et pratiques pour une réduction continue de l’impact de la production sur les écosystèmes : l’agriculture biologique, l’agriculture de conservation, l’agroforesterie, la lutte biologique, les cultures associées et la gestion mixte culture-élevage s’inspirent tous d’un ou plusieurs principes de l’agroécologie.

 

L’agroécologie se veut aussi productive et autonome en utilisant les ressources humaines et naturelles locales. Elle est économe en investissement financier, adaptable et reproductible en tenant compte des techniques appropriées, saines et non polluantes.

*[M.A. Altieri. 1986. L'agroécologie. Bases scientifiques d'une agriculture alternative. Éditions Debard, Paris].


Particularités

Contrairement à l’agriculture durable ou l’agriculture biologique, l’agroécologie est à la fois une discipline scientifique (recherche), un mouvement (exemple de Terre & Humanisme de Pierre Rabhi) et une pratique (techniques agricoles).

 

 L’agroécologie n’est pas aujourd’hui cantonnée à l’étude ou la mise en œuvre de ses principes sur la ferme mais elle vise à intégrer les systèmes alimentaires dans leur globalité.


S'y retrouver

C’est une démarche qui prend forme sous différents aspects dans le monde en entier. Elle ne fait pas l’objet de label particulier ni n’est porté par un réseau en particulier. Il n’existe pas de cahier des charges officiel de l’agroécologie. L'agroécologie se base sur l’association de 5 principes exigeants en termes de :

- renouvellement de la biomasse et l’entretien de la fertilité des sols,

- minimisation des pertes en énergie solaire, en air et en eau,

- diversification génétique dans le temps et l’espace,

- valorisation des interactions biologiques,

- lutte contre les ennemis des cultures (maladies, ravageurs et adventices).

Le terme agroécologie est né en 1928 avec l’agronome russe Basil Bensin. Il désigne par ce terme l’utilisation de méthodes des sciences écologiques dans la recherche agronomique.

 


Laurent Dennemont

Né à La Réunion en 1978, j’ai eu la chance et l’opportunité de m’exiler pour découvrir d’autres horizons au moment de mes études (2000).

Conseiller en environnement, maître-composteur, j’ai suivi des études universitaires en géographie, en activités physiques et sportives et en sport business management. Si ma vie professionnelle commence en 2001 à Londres comme agent de joueurs de football, je quitte rapidement le sport-spectacle pour rejoindre la Belgique en 2003 et proposer mes compétences au sein de l’administration communale d’Ixelles. Porté par les enjeux d’un service public efficace, je partage mon temps entre une vie de famille épanouie, un métier passionnant et un engagement total pour résoudre les défis environnementaux auxquels nous devons désormais faire face!
Passionné par les problématiques de prévention et de gestion des biodéchets en milieu urbain, j’ai été élu en 2012 président de l’asbl WORMS (Waste Organic Recycle and Management Solutions), qui accompagne et coordonne le réseau des Maîtres-Composteurs et l’ensemble des composts de quartier sur le territoire bruxellois. Convaincu par la nécessité de développer une économie circulaire basée sur l’observation du cycle naturel de la matière organique, je participe actuellement à l’émergence d’un système de gestion des ressources issues des biodéchets, permettant le développement d’une filière du compost “made in Brussels” et connectant les producteurs de biodéchets (consommateurs, HoReCa, collectivités, etc.), aux acteurs de la production alimentaire (maraîchers, paysans).
Je suis également titulaire d'un PDC (permaculture design course), que j'ai obtenu en 2014 avec Bernard Alonso. De plus en plus Intéressé par la thématique de la transition (qui va de paire avec la permaculture), j'ai lancé en janvier 2016 ReFreshXL, une activité de cantine durable sur le territoire ixellois, afin de rendre accessible l'Alimentation Durable et Saine à tous les publics et ce, tout en donnant l'occasion à certains travailleurs de se former et de s'insérer professionnellement au sein de nos cuisines. Ce projet s'inscrit dans le cadre de la stratégie "Good Food" de la région Bruxelles-Capitale, intégrant aussi bien un volet production urbaine, grâce à potager urbain pédagogique, transformation des denrées alimentaires, techniques de conservations, et recyclage les déchets grâce à un compost adapté et quelques gallinacées affamées... En bref, comme pour la micro-ferme, c'est un projet global, intégré ayant du sens et ayant pour ambition de devenir un lieu de vie et d'animation incontournable pour le quartier.


Luca Piccin

Né dans les préalpes du nord-est de l'Italie en 1983, Luca Piccin est le gérant d'AGRO&Co.

Luca entre en contact avec les animaux et les plantes très tôt, accueilli par ses grands-parents, paysans ouvriers.

Après des études de géomètre, il se rend compte que l'habitat humain est actuellement trop déconnecté de l'environnement naturel. Il s'oriente ainsi vers la géographie, ce qui lui permet d'approfondir l'étude des relations entre l'Homme et la Nature

C'est par les études qu'il rencontre pour la première fois l'agroécologie, grâce aux expériences pionnières du professeur d'écologie M.G. Paoletti, et en particulier l'utilisation de bioindicateurs pour évaluer les performances environnementales des activités agricoles.

Après ce "coup de foudre" il s'installe en France où il obtient un prix "jeune chercheur"pour ses travaux sur la valorisation des produits de terroir.

Après un passage à l'université de La Réunion, pour élargir ses compétences au Génie Urbain et Environnemental, il passe une période au CIRAD, où il étudie des systèmes agro-alimentaires locaux et fait des recherches sur les circuits courts innovants (AMAP, Ruche Qui Dit Oui). En parallèle il s'investit dans l'agriculture urbaine, en cultivant une parcelle dans un jardin collectif.

Avec l'association arTerre il développe des compétences en tant que formateur (cours de formateur en pédagogie active) et approfondie ses connaissances de l'agroécologie et de la permaculture (titulaire d'un PDC - Permaculture Design Course).

Pendant ce temps Luca a quitté la voie académique, pour se consacrer à la transmission des savoirs agroécologiques, ce qui ne l’empêche pas de participer à des réunions et des forums scientifiques, parfois de niveau international. C'est ainsi que Luca Piccin crée et gère depuis 2015 la micro-ferme urbaine pédagogique au Tampon, lieu principal de formation et vitrine de la permaculture et des pratiques agroécologiques. 

A partir de décembre 2016 Luca Piccin renoue avec la recherche académique pour se consacrer à une thèse de doctorat sur la transition agroécologique.

N'hésitez pas à l'appeler au : 0692493056. Rejoignez l'équipe d'AGRO&Co !